La nuit de l’oracle – Paul Aster

9782742747955

Date de parution : 2004

Editeur : Actes Sud

Nombre de pages : 237 p.

Résumé

Après un long séjour à l’hôpital, l’écrivain Sidney Orr est de retour chez lui. Toujours aussi amoureux de sa femme Grace, il reprend lentement goût à la vie. Mais il est accablé par l’ampleur de ses dettes et par l’angoisse de ne plus jamais retrouver l’inspiration. Un matin, alors qu’il fait quelques pas dans son quartier, il découvre une toute nouvelle papeterie, au charme irrésistible. Sidney entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir même, presque dans un état second, Sidney commence à écrire dans le carnet une captivante histoire qui dépasse vite ses espérances. Sans qu’il devine où elle va le conduire. Ni que le réel lui réserve de plus dangereuses surprises… Virtuosité, puissance narrative, défi réciproque de l’improvisation et de la maîtrise, La Nuit de l’oracle précipite le lecteur au cœur des obsessions austériennes, dans un face à face entre fiction et destin. Comme si l’imaginaire n’était rien d’autre que le déroulement du temps avant la mort. Ou pire encore, son origine.

La forme

La version que j’ai lue a été publiée chez Actes Sud. J’aime beaucoup tout ce que fait cette maison d’édition et encore plus quand il s’agit de littérature étrangère. Assez simple à prendre en main, une écriture parfaitement proportionnée mais malheureusement, aucun chapitre défini du début à la fin. J’aime avoir des chapitres pour pouvoir couper ma lecture ou pour retrouver des éléments sur lesquels je suis passé rapidement.

Le fond

C’est le premier ouvrage de Paul Auster que je lis et pourtant j’en ai un bon nombre qui dorment dans ma PAL. Je ne vais passer par aucun détour pour dire que j’ai adoré ce livre. Et ce pour plusieurs points. Tout d’abord, l’histoire de cet écrivain miraculé qui essaye de revenir à sa passion littéraire tout en conduisant sa vie de couple est une histoire simple dans la narration mais cette simplicité demande une technique et une maîtrise du fil encore plus importante. Je me suis plongé dans le sillage de Sid Orr pour vivre sa vie au ralenti. Pendant ce temps-là, tout autour de lui semble aller trop vite et je me suis retrouvé plusieurs fois perdu dans une excellente sensation de lâcher prise.

Dans un second temps, ce qui m’a fortement plu c’est l’histoire dans l’histoire. En effet notre héros essaye de reprendre l’écriture dans un petit carnet bleu (peut être le vrai personnage principal de l’histoire) et pour ce, il écrit une histoire sur conseil d’un ami. Cette mise en abyme littéraire donne un sens toujours plus fort à la relation qu’entretien Sid avec les quelques autres personnages qui déambulent autour de lui. La finalité de son écriture ne peut être dissertée ici pour risque de « spoiler », mais cela a été aussi inattendu que relativisant pour moi et pour ma lecture globale.

Finalement, le style de l’auteur me convient parfaitement et c’est pour cela que j’ai décidé de continuer dans la bibliographie de Paul Auster pour découvrir toujours cet univers avec Léviathan. J’aime à lire des histoires d’écrivains qu’ils soient en panne d’inspiration ou en pleine rédaction, ces histoires me fascinent et Paul Auster va pour l’instant totalement dans mon sens de lecture.

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