Pensées Végétariennes – Voltaire (par Renan Larue)

Renan-Voltaire

Date de parution : 22 Janvier 2014

Editeur : Fayard/Mille et une nuits

Nombre de pages : 96p.

Résumé

« Qu’y a-t-il de plus abominable que de se nourrir continuellement de cadavres ? », s’interroge en 1772 un fervent défenseur du végétarisme, qui fait aussi l’éloge de « cette admirable loi par laquelle il est défendu de manger les animaux nos semblables ». Contre toute attente, l’auteur de ces propos n’est autre que Voltaire. Le philosophe consacre depuis plusieurs années déjà des pages au sort des animaux de boucherie dans son œuvre. Nul n’aurait soupçonné Voltaire de se faire le zélateur et théoricien du végétarisme. Ces passages épars n’en constituent pas moins un corpus homogène. Le problème de la responsabilité des hommes dans la souffrance des bêtes rejoint chez lui des préoccupations philosophiques plus larges et plus anciennes, à commencer par le problème du mal. Renan Larue réunit pour la première fois ses plaidoyers en faveurs de la cause animale.

Mon expérience de lecture

Me posant actuellement pas mal de question sur le végétarisme, je ne pouvais passer à côté de ce petit livre découvert par hasard au détour d’un site internet. Comment aurais-je pu penser que Voltaire était un végétarien en avance sur son temps ? En lisant une de ses nombreuses biographies, j’avais entraperçu cette facette de ce personnage passionnant mais rien de plus.

Je me suis donc lancé dans ce tout petit ouvrage afin de comprendre les tenants et les aboutissants de la pensée végétarienne de Voltaire. En fait, c’est un ensemble d’extraits et de fragments provenant de ses écrits reprenant cette idée. Certains sont très intéressants comme l’article « Bête » du Dictionnaire Philosophique réfutant l’idée de l’époque de l’animal comme machine. Ou encore les différents passages sur l’Inde qu’il considère (pas forcément à juste titre) comme un peuple tout à fait pro-animal. On y découvre aussi le Voltaire « élève » en citant Porphyre (De l’abstinence), Newton ou encore Platon… D’autres extraits un peu moins importants relevant plus de la fable que de la pensée pure. Il n’empêche qu’au final c’est un véritable plaidoyer pour les droits des animaux et pour une forme allégée de végétarisme.

Lecture surprenante et enrichissante pour tous (oui oui même les mangeurs de viande), bien expliquée et bien annotée par Renan Larue. Il faut moins d’une heure pour le lire et pour en savoir toujours un peu plus sur « le plus grand des philosophes ».

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