Soupe de Cheval – Vladimir Sorokine

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Date de parution : 1 octobre 2015

Editeur : Editions de l’Olivier

Nombre de pages : 112p.

Résumé

« Olia, puis-je vous demander un service ? Et seulement à vous.
– Ça dépend duquel.
Bourmistrov agrippa la table, comme s’il s’apprêtait à l’arracher du sol.
– Pouvez-vous manger pour moi ? Ici. Maintenant.
– Comment ça, pour vous ?
– Je veux dire, en sorte que je puisse vous regarder. Simplement vous regarder.»

Ensuite, Bourmistrov propose à Olia de réitérer ce rituel – la regarder manger – chaque premier lundi du mois, contre une forte rétribution. Leurs rencontres ont lieu dans un appartement ordinaire, typiquement soviétique, puis dans un appartement luxueux. La nourriture se modifie, devient de plus en plus moulinée, indiscernable. Jusqu’au jour où le moindre aliment évoque à Olia une masse morte et effrayante, tandis que Bourmistrov s’entoure d’acolytes de plus en plus violents.

Et alors?

Bien souvent la première impression d’un livre est donné par son titre. Si il est accrocheur, il est impossible de ne pas donner une once d’attention à ce bouquin. Et sur ce coup, j’ai choisi celui-ci uniquement par l’intérêt et la curiosité qui s’est éveillé en moi à la vue de « Soupe de cheval ». Je connaissais l’auteur de nom mais rien de plus : tous les ingrédients pour commencer une belle aventure livresque.

A vrai dire,ce roman s’apparente plus à une nouvelle longue. La fluidité et l’écriture punchy de cet ouvrage m’ont fait tourner la dernière page avant d’avoir réellement saisi ce que je venais de lire. C’est donc l’histoire d’un homme qui jubile à l’idée de voir les gens manger. Dans cette histoire, une jeune femme réfractaire au début puis attirer par l’argent. Car, oui, cet homme paye pour voir des « belles personnes » manger. Il faut lire le reste pour comprendre pourquoi, je ne souhaite gâcher aucune surprise. J’ai beaucoup apprécié les descriptions et les détails donner à la nourriture et aux plats évoqués au long de l’intrigue. Une description brute, sans chichi mais toujours avec une pointe de saveur, le savoureux imaginaire ! On entre dans une relation à la nourriture totalement différente de ce qu’on a l’habitude de voir et d’entendre, une relation psychologique entre l’esprit, la faim et le besoin.

J’ai passé un bon et, parfois, intense moment durant cette (trop courte) lecture.

Vous ne perdrez rien à tenter l’expérience de cette nourriture orgasmique.

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