Le livre de la peur – Igor Luksic

livre-peur-1c

Date de parution : 2015

Éditeur : Editions M.E.O

Nombre de pages : 80p.

Résumé

Homme public monténégrin (il fut Premier ministre, ministre des Finances et est actuellement ministre des Affaires étrangères), Igor Lukšic révèle dans sa poésie la part intime de lui-même, faites de questionnement, de douleurs, d’amour, des distorsions de son moi dans ses existences parallèles. C’est un voyage dans une intériorité tourmentée, parfois sombre, parfois lumineuse mais toujours en quête d’absolu et de sublimation de l’amour. L’écriture est limpide, peu lyrique, presque prosaïque parfois, mais épouse le besoin de clarification.

Pourquoi ce livre ?

Dans le cadre du Phileas Fogg challenge, nous emmenant, nous, lecteur, aux quatre coins du monde afin de découvrir des auteurs ; j’ai décidé de partir vers un pays méconnu : le Monténégro. Il faut dire que je ne l’ai pas choisi directement, c’est un coup du hasard qui m’a fait tombé sur ce livre, Le livre de la peur. Un titre évocateur qui plus est un recueil de poésie : et bien ? C’est parti !

Le livre

Tout commence par plusieurs poèmes regroupé sous un même thème. Puis viens une partie centrale avec une histoire, en plusieurs chapitres, un voyage introspectif, un dialogue hors de l’espace-temps entre un homme et lui même. Enfin, le livre se termine par une série de poème ayant trait au cœur et à l’amour.

Les poèmes, que ce soit dans la première ou la dernière partie, sont assez court (moins d’une page) et malgré l’apparente facilité de lecture, ils révèle bien plus de chose que ce que dise les mots. Comme toujours en poésie les doubles (triples?) sens sont légion. Le lecteur que je suis à ressenti une forte envie de compréhension, de déchiffrage mais ce n’est pas toujours possible. Comme si cette peur, évoqué dans le titre, nous était destinée, comme si nous devions avoir peur devant ces textes simples et si puissants. Peur de l’incompréhension. Car c’est bien cela le sens premier, le questionnement de soi, l’auteur se questionne sur lui même et nous nous questionnons sur ce que nous lisons. A noter que la dernière partie, bien que suivant le modèle décrit ci-dessus, parle d’amour et cette indication oriente légèrement notre lecture et la rend, peut être, plus fluide. Au final, une vraie lecture prend beaucoup plus de temps que ce à quoi l’on s’attend en voyant la finesse de l’objet.

Quant à la partie centrale, le dialogue introspectif, elle oppose un homme et son esprit. Il est évident que chaque lecteur trouvera un sens différent voir opposé à ce dialogue mais l’idée est là : c’est une homme qui se cherche, qui essaye de comprendre la vie et sa vie. Comprendre le pourquoi des choses, comprendre ce qui se passe autour de lui, comprendre qui est cette voix… La scène, aussi minimaliste soit-elle, n’apporte rien à l’action, tout se passe dans l’esprit humain. Petit à petit ces quelques lignes nous plonge dans la complexité de l’esprit et nous ressentons nous même ce lâcher prise auquel le personnage est en proie. Bien qu’un peu longue à mon goût, cette partie « histoire » du livre donne une réelle plus-value à ce recueil, comme une surprise inattendue.

En conclusion, un livre court et rapide qui peut se transformer en véritable épreuve de réflexion. Personnellement j’ai été ravi de lire un peu de poésie contemporaine qui sort des sentiers battus.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s