Les Grands – Sylvain Prudhomme

1540-1

Date de parution : 18 août 2016

Éditeur : Editions Folio

Nombre de pages : 247p.

 

Résumé

Guinée-Bissau, 2012. Guitariste d’un groupe fameux de la fin des années 1970, Couto vit désormais d’expédients. Alors qu’un coup d’État se prépare, il apprend la mort de Dulce, la chanteuse du groupe, qui fut aussi son premier amour. Le soir tombe sur la capitale, les rues bruissent, Couto marche, va de bar en terrasse, d’un ami à l’autre. Dans ses pensées trente ans défilent, souvenirs d’une femme aimée, de la guérilla contre les Portugais, mais aussi des années fastes d’un groupe qui joua aux quatre coins du monde une musique neuve, portée par l’élan et la fierté d’un pays. Au cœur de la ville où hommes et femmes continuent de s’affairer, indifférents aux premiers coups de feu qui éclatent, Couto et d’autres anciens du groupe ont rendez-vous : c’est soir de concert au Chiringuitó.

Remerciement

Je tiens à remercier les Editions Gallimard, à travers la collection Folio, pour ce livre, dans le cadre des partenariats Livraddict.

Mon avis

En lisant le résumé de ce livre, je ne savais pas vraiment quoi penser. Ce flou ambiant a été accentué à la lecture des premières pages. Les dialogues intégrés à la narration sans démarcation particulière donne à la fois un côté épuré à la lecture mais crée aussi un peu une certaine incompréhension au départ. Passé cela, je me suis laissé embarquer dans un voyage tout en douceur vers la Guinée-Bissau.

Nous nous retrouvons, donc, en 2012, en Guinée, dans une période de trouble politique et nous suivons une journée dans la vie de Couto, membre du Super Mama Djombo. L’intrigue est axée sur la mort de Dulce, chanteuse du groupe et ancienne amante de Couto. Une fois l’histoire installée, rapidement, nous avons la possibilité de suivre l’évolution des émotions et des sentiments de notre (anti) héros. Une journée de vagabondage que nous découvrons avec un rythme assez lent, parfois même trop lent. Le tout est ponctué de petits souvenirs sur cette période faste qu’était les années 70 pour le Mama Djombo. En soi, l’histoire est vraiment intéressante par son côté mélancolique et tristesse sans débordement.

Au niveau du style, j’ai ressenti une vraie maîtrise du sujet par l’auteur. C’est vraiment appréciable, il est possible de juste se laisser guider sur ce chemin. Tout est bien organisé, dans le déroulé du livre, on apprécie le changement qui s’opère au fil des heures pour Couto. Malgré tout cela, j’ai été un peu barbé par les longues litanies de notre personnage. Cela s’intègre dans le contexte mais ralenti considérablement mon envie de lire.

En cherchant un peu, j’ai remarqué que l’Afrique est un sujet récurrent dans l’oeuvre de Sylvain Prudhomme. Je dois avouer que je suis assez partagé quand à ma volonté de découvrir d’autre livre. Je reste sur ma faim avec cet ouvrage, je n’ai pas été suffisamment déplacé de mon confort pour en redemander.

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