The irregular at magic high school, tome 1 : Enrôlement – Tsutomu Sato et Kana Ishida

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Date de parution : 27 octobre 2016

Éditeur : Ofelbe Editions 

Nombre de pages : 414p.

Résumé

En 2095, trente ans après l’intervention des magiciens qui mirent fin à la Troisième Guerre mondiale, la magie, autrefois fruit des mythes et légendes, est devenue une technologie courante tout comme les pouvoirs qu’elle procure.
Tatsuya Shiba et sa jeune soeur Miyuki ont tous deux rejoint la plus prestigieuse de toutes les écoles de magie, mais si l’un est relégué au rang des élèves les moins doués, l’autre est considérée comme un véritable prodige.
Alors qu’ils ne rêvent que d’une scolarité sans histoire, les conspirations et les menaces pesant sur l’académie les forceront à agir !

Remerciements

Je tiens à commencer cette chronique en remerciant chaleureusement Ofelbe Editions pour cet ouvrage reçu dans le cadre des partenariats Livraddict.

Et alors?

Je m’attendais à recevoir un manga à la vue de l’image de couverture. Quelle surprise à la réception de cet imposant livre qu’est The Irregular at Magic High School : Enrôlement. Mais quelle joie en même temps : autant de lecture à prévoir devant moi.

Je souhaite entrer directement dans le vif du sujet en parlant du contenu du livre. Nous nous retrouvons plonger dans un univers futuriste (en 2095) au Japon. La magie fait partie intégrante de la vie des habitants et nous faisons la connaissance d’élèves étudiant dans un lycée spécialisé dans l’apprentissage et le développement de leur capacité magique. Autant le dire de suite, l’univers créé par l’auteur est gigantesque et très impressionnant. La magie n’est pas seulement quelque chose de fantastique c’est aussi une réelle avancée sociétale et scientifique. Le sujet est traité de manière très intelligente et complexe. Peut être un peu trop complexe par moment… Nous recevons énormément d’information sur l’utilisation de la magie et sur les phénomènes liés au déclenchement d’une formule magique. Au début du livre, je relisais régulièrement les (longs!) passages détaillant les phénomènes magiques. A la fin du livre, je lisais plutôt en travers ces mêmes chapitres, malheureusement, un peu lassé par les longueurs.

Autre petit problème qui a entravé ma lecture, les dialogues. Parfois, les échanges étaient très confus, ne sachant plus qui parlait à qui etc… Disons simplement que ce n’était pas très « net » si je peux me permettre.

Enfin un mot sur les personnages, les deux principaux, frêre et sœur, sont assez insupportables. L’aîné, Tatsuya, à cause de son détachement constant ne laissant place à aucune nuance et Miyuki par son excès de politesse et d’amabilité (combien de « excusez-moi » dans le livre?). Heureusement que la fin de l’histoire transperce un peu leurs énormes carapaces pour laisser entrevoir quelque chose de plus sympa ! Les autres personnages sont tous un peu stéréotypés mais toujours plus nuancés que les premiers.

A noter qu’avec le livre, nous recevons une carte pour Wakanim. Elle permet de télécharger gratuitement les trois premiers épisodes de la série animée. J’ai sauté dessus dès la fin du livre pour voir les différences/ressemblances. L’histoire est plus simple à suivre en animé qu’à l’écrit…

Pour conclure, j’ai beaucoup aimé le monde qui a été créé et qui nous emporte directement. Malheureusement quelques petits défauts rendent la lecture moins fluide que ce à quoi je m’attendais. Je pense que je vais privilégié le visionnage de l’animé plutôt que la suite de la série en livre.

Monsieur Origami – Jean-Marc Ceci

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Date de parution : 25 août 2016

Éditeur : Editions Gallimard

Nombre de pages : 160p.

Résumé

À l’âge de vingt ans, le jeune Kurogiku tombe amoureux d’une femme qu’il n’a fait qu’entrevoir et quitte le Japon pour la retrouver. Arrivé en Toscane, il s’installe dans une ruine isolée où il mènera quarante ans durant une vie d’ermite, adonné à l’art du washi, papier artisanal japonais, dans lequel il plie des origamis. Un jour, Casparo, un jeune horloger, arrive chez Kurogiku, devenu Monsieur Origami. Il a le projet de fabriquer une montre complexe avec toutes les mesures du temps disponibles. Son arrivée bouscule l’apparente tranquillité de Monsieur Origami et le confronte à son passé. Les deux hommes sortiront transformés de cette rencontre. Ce roman, d’un dépouillement extrême, allie profondeur et légèreté, philosophie et silence. Il fait voir ce qui n’est pas montré, entendre ce qui n’est pas prononcé. D’une précision documentaire parfaite, il a l’intensité d’un conte, la beauté d’un origami.

Ce que j’ai pensé

Après avoir fait deux articles sur la Rentrée littéraire 2016, il faut bien faire un petit bilan de mes lectures sur cette thématique. Et je ne pouvais pas commencer par un autre livre que celui-ci. Autant briser le suspense dès le début, j’ai rarement été aussi emballé par un roman. La lecture m’a demandé à peine une heure mais maintenant encore, plusieurs semaines après, je reste chamboulé par cette expérience.

 
Monsieur Origami, raconte l’histoire d’un vieil homme venu tout droit du Japon. Son activité quotidienne repose sur la fabrication puis l’utilisation de feuille pour l’art de l’origami. Derrière cette intrigue de façade, ce personnage questionne de manière simple et douce sa vie, la vie et les relations humaines. Ce dernier va faire la rencontre d’un jeune homme en quête de sens mais aussi et surtout de compagnie. Cette amitié extrêmement pudique va nous entraîner dans une aventure incroyable. 


L’écriture ultra épurée et la mise en page en forme « haïku » rajoutent de la légèreté à notre lecture. On peut penser que la forme domine sur le fond pour cet ouvrage mais c’est une erreur de penser cela. L’un s’accompagne de l’autre avec perfection. J’ai ressenti comme un sentiment de liberté en lisant ces quelques pages. Comme si les mots me sortaient du quotidien pour atterrir dans un monde parallèle, léger et frivole. Au final, il n’y a pas énormément à dire sur Monsieur Origami, il faut juste savourer cette petite bulle dans la masse de livre de la Rentrée littéraire 2016.