(FILM) L’idéal – Frédéric Beigbeder

Encore à l’affiche dans quelques cinémas en France, L’idéal de Frédéric Beigbeder, est la suite de 99 francs (Grasset, 2000). Oscar Parango, interprété dans le premier film par Jean Dujardin, prend les traits, ici, de Gaspard Proust. Sorti sur papier sous le titre Au secours pardon (Grasset, 2007), ce film est assez fidèle à la lecture d’origine. Il décrit avec malice les dérives de la société de consommation ou le profit et l’image donne bien plus de satisfaction à quiconque que des valeurs « conservatrices » telles que la famille, l’amitié ou la morale.

En effet, la morale ne fait vraiment pas parti du casting de ce long métrage. On sourit parfois, on rit rarement mais on se délecte de cette vision cynique poussée à son paroxysme. Beigbeder, à travers ses livres principalement et ses films maintenant, sait appuyé là ou il est sûr de faire mal ou du mois de faire réfléchir. Il nous montre, en exagérant (espérons-le), ce avec quoi notre vie quotidienne est bercée.

A la vue de ce film, qui ne sera certainement pas un « carton » d’entrée, les plus téméraires auront envie de se replonger dans le livre et pourquoi pas dans les deux livres (avec 99 francs) et pourquoi pas dans la bibliographie de cet auteur. Comme on dit souvent : qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Frédéric Beigbeder ne laisse pas indifférent… et c’est bien ça qui compte !