Flora Banks – Emily Barr

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Date de parution : 1 mars 2017

Éditeur : Casterman

Nombre de pages : 369p.

 

Résumé

DIX – L’âge que j’avais quand mon cerveau s’est détraqué.

HUIT – Années de validité de mon passeport.

SIX – Le nombre de personnes qui me cherchent au Spitzberg, dans l’Arctique.

QUATRE – L’âge auquel j’ai rencontré ma meilleure amie. Je ne dois plus jamais l’appeler, ni lui envoyer de SMS.

DEUX – Deux cailloux noirs. L’un m’appartient, l’autre est à Drake. Je le rejoindrai, où qu’il soit.

UN – Un souvenir. C’est tout ce qu’il me reste.

FLORA BANKS : LE LIVRE QUE VOUS N’OUBLIEREZ JAMAIS.

 

Remerciements

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Casterman ainsi que Livraddict pour m’avoir donné la possibilité de découvrir l’histoire de Flora Banks en avant-première, c’est un plaisir et une fierté.

Mon avis

Il faut dire qu’avec un résumé comme celui-ci, on ne peut qu’avoir envie de se plonger dans ce roman aussi intriguant que mystérieux. Au niveau de la forme, j’ai apprécié la mise en page : aérée, claire et avec des paragraphes limpides. C’est un très bel objet culturel qui s’est retrouvé entre mes doigts.

Venons-en au cœur du sujet, c’est l’histoire de Flora Banks, une adolescente au prise avec un trouble important de la mémoire qui va essayer, tant bien que mal, de traverser cette épreuve pour découvrir ou redécouvrir la vie et le monde.  Je dois avouer qu’à la lecture des premiers chapitres je me suis dis : « je ne crois pas du tout que je sois la cible de ce livre » et cela avec une certaine déception.  Tout lecteur sait qu’il ne faut pas se laisser aller à ses a priori et j’ai continué ma lecture. Et quelle bonne idée j’ai eu là ! L’intrigue prend de l’ampleur et de la consistance au fil des pages au point que l’on ne sait plus quand s’arrêter. L’histoire, bien que revenant sans cesse en arrière, avance progressivement pour plonger le lecteur dans un univers s’élargissant et créant des liens logiques ici et là.

J’ai aimé parcourir le monde avec Flora bien que parfois elle puisse paraitre agaçante, un sentiment certainement créé par ces incessants retours en arrière mais qui au final sont le sel de l’histoire. Petit bémol sur les personnages secondaires qui sont un peu trop lisses à mon goût et qui n’apporte jamais grande chose à l’histoire. Comme on le dit quelquefois, le Diable est dans les détails et ici, pour Flora Banks, il faut regarder l’histoire dans son intégralité pour apprécier cette aventure.

Je reste donc sur une note positive avec ce livre qui, sans être exceptionnel, m’a permis de passer un très bon moment.

Chanson douce – Leila Slimani

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Date de parution : 18 août 2016

Éditeur : Gallimard

Nombre de pages : 227p.

Résumé

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

 

Il est bien ce prix Goncourt ?

Et voici et voilà une énième critique sur le lauréat du Goncourt 2016. C’est le jeu des nominations et des récompenses, une telle mise en avant médiatique crée une exposition supérieure à la moyenne. Bien souvent, le jury de ce prix (copinage mis de côté) ne se trompe pas et c’est pour le plus grand plaisir des lecteurs invétérés que nous sommes.

J’ai découvert Leila Slimani avec son premier roman édité chez Gallimard, Dans le jardin de l’ogre. Une histoire intéressante qui m’avais énormément interpellé et réjouis, comme une sorte d’étendard du renouveau de la littérature contemporaine française. Autant dire qu’en découvrant le nouvel ouvrage de l’auteur avec, en prime, une nomination au plus grand des prix littéraires, je ne pouvais que retenir mon souffle.

Ce qui marque principalement en lisant Leila Slimani, c’est que l’on se demande comment une jeune femme si gracieuse et élégante nous donne à lire des textes si bruts et noircis par la vie. C’est là que l’on trouve tout le talent d’un auteur : nous amené ailleurs, nous faire voyager dans les limbes des possibilités humaines. Chanson douce nous offre à voir une obscurité  nouvelle et nous surprend dès le départ. Histoire de poser le décor, cette ambiance particulière, qui nous suivra tout au long de notre lecture. Dès le début, nous savons que nous allons participer à quelque chose qui ne nous laissera pas indemne.

A plusieurs reprises durant ma lecture, je me suis dit, en parlant du personnage principal, « pourquoi elle fait ça ? » Ou encore « mais non elle ne va pas oser faire ça ? » Toute la force de la narration réside dans cette mise en perspective d’une vie à laquelle nous nous identifions sans le vouloir. En effet, je n’ai jamais souhaité avoir d’atomes crochus avec cette femme et pourtant par des chemins de traverses, je me suis retrouvé dans des situations inconfortables et dérangeantes. Mais nous lisons pour ce genre de sentiment pour être bousculé, pour sortir de nos zones de conforts et ça, Leila Slimani le fait à la perfection.   

Malgré l’inconfort constant qui m’a poursuivi durant les pages, j’ai adoré cette lecture. Goncourt ou pas, rien ne change. Je l’ai lu avant la remise du prix et je me suis retrouvé à souhaiter sa victoire. Telle une campagne présidentielle, j’étais adhérent à cette écriture simple, efficace et forte. Le meilleur a gagné j’en suis sûr !

The irregular at magic high school, tome 1 : Enrôlement – Tsutomu Sato et Kana Ishida

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Date de parution : 27 octobre 2016

Éditeur : Ofelbe Editions 

Nombre de pages : 414p.

Résumé

En 2095, trente ans après l’intervention des magiciens qui mirent fin à la Troisième Guerre mondiale, la magie, autrefois fruit des mythes et légendes, est devenue une technologie courante tout comme les pouvoirs qu’elle procure.
Tatsuya Shiba et sa jeune soeur Miyuki ont tous deux rejoint la plus prestigieuse de toutes les écoles de magie, mais si l’un est relégué au rang des élèves les moins doués, l’autre est considérée comme un véritable prodige.
Alors qu’ils ne rêvent que d’une scolarité sans histoire, les conspirations et les menaces pesant sur l’académie les forceront à agir !

Remerciements

Je tiens à commencer cette chronique en remerciant chaleureusement Ofelbe Editions pour cet ouvrage reçu dans le cadre des partenariats Livraddict.

Et alors?

Je m’attendais à recevoir un manga à la vue de l’image de couverture. Quelle surprise à la réception de cet imposant livre qu’est The Irregular at Magic High School : Enrôlement. Mais quelle joie en même temps : autant de lecture à prévoir devant moi.

Je souhaite entrer directement dans le vif du sujet en parlant du contenu du livre. Nous nous retrouvons plonger dans un univers futuriste (en 2095) au Japon. La magie fait partie intégrante de la vie des habitants et nous faisons la connaissance d’élèves étudiant dans un lycée spécialisé dans l’apprentissage et le développement de leur capacité magique. Autant le dire de suite, l’univers créé par l’auteur est gigantesque et très impressionnant. La magie n’est pas seulement quelque chose de fantastique c’est aussi une réelle avancée sociétale et scientifique. Le sujet est traité de manière très intelligente et complexe. Peut être un peu trop complexe par moment… Nous recevons énormément d’information sur l’utilisation de la magie et sur les phénomènes liés au déclenchement d’une formule magique. Au début du livre, je relisais régulièrement les (longs!) passages détaillant les phénomènes magiques. A la fin du livre, je lisais plutôt en travers ces mêmes chapitres, malheureusement, un peu lassé par les longueurs.

Autre petit problème qui a entravé ma lecture, les dialogues. Parfois, les échanges étaient très confus, ne sachant plus qui parlait à qui etc… Disons simplement que ce n’était pas très « net » si je peux me permettre.

Enfin un mot sur les personnages, les deux principaux, frêre et sœur, sont assez insupportables. L’aîné, Tatsuya, à cause de son détachement constant ne laissant place à aucune nuance et Miyuki par son excès de politesse et d’amabilité (combien de « excusez-moi » dans le livre?). Heureusement que la fin de l’histoire transperce un peu leurs énormes carapaces pour laisser entrevoir quelque chose de plus sympa ! Les autres personnages sont tous un peu stéréotypés mais toujours plus nuancés que les premiers.

A noter qu’avec le livre, nous recevons une carte pour Wakanim. Elle permet de télécharger gratuitement les trois premiers épisodes de la série animée. J’ai sauté dessus dès la fin du livre pour voir les différences/ressemblances. L’histoire est plus simple à suivre en animé qu’à l’écrit…

Pour conclure, j’ai beaucoup aimé le monde qui a été créé et qui nous emporte directement. Malheureusement quelques petits défauts rendent la lecture moins fluide que ce à quoi je m’attendais. Je pense que je vais privilégié le visionnage de l’animé plutôt que la suite de la série en livre.

Monsieur Origami – Jean-Marc Ceci

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Date de parution : 25 août 2016

Éditeur : Editions Gallimard

Nombre de pages : 160p.

Résumé

À l’âge de vingt ans, le jeune Kurogiku tombe amoureux d’une femme qu’il n’a fait qu’entrevoir et quitte le Japon pour la retrouver. Arrivé en Toscane, il s’installe dans une ruine isolée où il mènera quarante ans durant une vie d’ermite, adonné à l’art du washi, papier artisanal japonais, dans lequel il plie des origamis. Un jour, Casparo, un jeune horloger, arrive chez Kurogiku, devenu Monsieur Origami. Il a le projet de fabriquer une montre complexe avec toutes les mesures du temps disponibles. Son arrivée bouscule l’apparente tranquillité de Monsieur Origami et le confronte à son passé. Les deux hommes sortiront transformés de cette rencontre. Ce roman, d’un dépouillement extrême, allie profondeur et légèreté, philosophie et silence. Il fait voir ce qui n’est pas montré, entendre ce qui n’est pas prononcé. D’une précision documentaire parfaite, il a l’intensité d’un conte, la beauté d’un origami.

Ce que j’ai pensé

Après avoir fait deux articles sur la Rentrée littéraire 2016, il faut bien faire un petit bilan de mes lectures sur cette thématique. Et je ne pouvais pas commencer par un autre livre que celui-ci. Autant briser le suspense dès le début, j’ai rarement été aussi emballé par un roman. La lecture m’a demandé à peine une heure mais maintenant encore, plusieurs semaines après, je reste chamboulé par cette expérience.

 
Monsieur Origami, raconte l’histoire d’un vieil homme venu tout droit du Japon. Son activité quotidienne repose sur la fabrication puis l’utilisation de feuille pour l’art de l’origami. Derrière cette intrigue de façade, ce personnage questionne de manière simple et douce sa vie, la vie et les relations humaines. Ce dernier va faire la rencontre d’un jeune homme en quête de sens mais aussi et surtout de compagnie. Cette amitié extrêmement pudique va nous entraîner dans une aventure incroyable. 


L’écriture ultra épurée et la mise en page en forme « haïku » rajoutent de la légèreté à notre lecture. On peut penser que la forme domine sur le fond pour cet ouvrage mais c’est une erreur de penser cela. L’un s’accompagne de l’autre avec perfection. J’ai ressenti comme un sentiment de liberté en lisant ces quelques pages. Comme si les mots me sortaient du quotidien pour atterrir dans un monde parallèle, léger et frivole. Au final, il n’y a pas énormément à dire sur Monsieur Origami, il faut juste savourer cette petite bulle dans la masse de livre de la Rentrée littéraire 2016.

Les Grands – Sylvain Prudhomme

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Date de parution : 18 août 2016

Éditeur : Editions Folio

Nombre de pages : 247p.

 

Résumé

Guinée-Bissau, 2012. Guitariste d’un groupe fameux de la fin des années 1970, Couto vit désormais d’expédients. Alors qu’un coup d’État se prépare, il apprend la mort de Dulce, la chanteuse du groupe, qui fut aussi son premier amour. Le soir tombe sur la capitale, les rues bruissent, Couto marche, va de bar en terrasse, d’un ami à l’autre. Dans ses pensées trente ans défilent, souvenirs d’une femme aimée, de la guérilla contre les Portugais, mais aussi des années fastes d’un groupe qui joua aux quatre coins du monde une musique neuve, portée par l’élan et la fierté d’un pays. Au cœur de la ville où hommes et femmes continuent de s’affairer, indifférents aux premiers coups de feu qui éclatent, Couto et d’autres anciens du groupe ont rendez-vous : c’est soir de concert au Chiringuitó.

Remerciement

Je tiens à remercier les Editions Gallimard, à travers la collection Folio, pour ce livre, dans le cadre des partenariats Livraddict.

Mon avis

En lisant le résumé de ce livre, je ne savais pas vraiment quoi penser. Ce flou ambiant a été accentué à la lecture des premières pages. Les dialogues intégrés à la narration sans démarcation particulière donne à la fois un côté épuré à la lecture mais crée aussi un peu une certaine incompréhension au départ. Passé cela, je me suis laissé embarquer dans un voyage tout en douceur vers la Guinée-Bissau.

Nous nous retrouvons, donc, en 2012, en Guinée, dans une période de trouble politique et nous suivons une journée dans la vie de Couto, membre du Super Mama Djombo. L’intrigue est axée sur la mort de Dulce, chanteuse du groupe et ancienne amante de Couto. Une fois l’histoire installée, rapidement, nous avons la possibilité de suivre l’évolution des émotions et des sentiments de notre (anti) héros. Une journée de vagabondage que nous découvrons avec un rythme assez lent, parfois même trop lent. Le tout est ponctué de petits souvenirs sur cette période faste qu’était les années 70 pour le Mama Djombo. En soi, l’histoire est vraiment intéressante par son côté mélancolique et tristesse sans débordement.

Au niveau du style, j’ai ressenti une vraie maîtrise du sujet par l’auteur. C’est vraiment appréciable, il est possible de juste se laisser guider sur ce chemin. Tout est bien organisé, dans le déroulé du livre, on apprécie le changement qui s’opère au fil des heures pour Couto. Malgré tout cela, j’ai été un peu barbé par les longues litanies de notre personnage. Cela s’intègre dans le contexte mais ralenti considérablement mon envie de lire.

En cherchant un peu, j’ai remarqué que l’Afrique est un sujet récurrent dans l’oeuvre de Sylvain Prudhomme. Je dois avouer que je suis assez partagé quand à ma volonté de découvrir d’autre livre. Je reste sur ma faim avec cet ouvrage, je n’ai pas été suffisamment déplacé de mon confort pour en redemander.

Baudelaire – Jean-Baptiste Baronian

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Date de parution : 5 octobre 2006

Éditeur : Editions Gallimard (collection Folio biographies)

Nombre de pages : 272p.

Résumé

«Toutes les beautés contiennent, comme tous les phénomènes possibles, quelque chose d’éternel et quelque chose de transitoire, – d’absolu et de particulier. La beauté absolue et éternelle n’existe pas, ou plutôt elle n’est qu’une abstraction écrémée à la surface générale des beautés diverses. L’élément particulier de chaque beauté vient des passions, et comme nous avons nos passions particulières, nous avons notre beauté.» 
Charles Baudelaire (1821-1867) reste une des personnalités les plus contradictoires de l’histoire de la littérature. Novateur dans sa poésie et dans son approche de l’art et de la musique, défenseur farouche de la liberté des mœurs, il dénigre le progrès et méprise le peuple. Sa vie, à la fois fastueuse et misérable, dissolue et magnifique, pitoyable et éblouissante, est celle d’un paria de génie.

Et donc ?

Comme un coup de fusil, j’ai décidé, sans semonce, de me lancer dans l’histoire et la vie de Charles Baudelaire. Etant grand amateur de la poésie du « Prince », j’ai souhaité comprendre le processus de création en rapport avec son parcours.

Je n’avais jamais lu quoi que ce soit auparavant et ma surprise en a été que plus grande. On apprend au fil des pages que Baudelaire est un homme plein de contradictions. Homme changeant souvent de mode de vie et d’opinion, il participe à la grandeur de ce siècle sans en récolter tous les fruits. Il ne faut pas s’attendre à des révélations fracassantes ou à des anecdotes extraordinaires, la vie de Baudelaire, mis à part ses amis et ses rencontres incroyables, est celle d’un artiste moyen du XIXème. On en apprend un peu plus sur le fameux procès qui a opposé l’auteur avec « Les fleurs du mal » et les bonnes mœurs de l’époque.

Concernant le style de l’auteur, j’ai eu une lecture très agréable, fluide et bien organisée pour ressentir l’essentiel sans en faire de trop. Beaucoup de citation, de références bibliographiques et de mots bien sentis donnant une impression de contemporanéité.

Maintenant j’ai envie de lire d’autre biographie, de connaître la vie d’autre artiste du XIXème siècle, d’en découvrir toujours plus sur ce siècle et je pense avoir trouvé ma prochaine cible avec Delacroix, peintre adoré de Baudelaire… logique non ?

Le fils – Jo Nesbo

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Date de parution : 8 octobre 2015

Éditeur : Editions Gallimard ( collection série noire)

Nombre de pages : 528p.

Résumé

Sonny Lofthus est héroïnomane, mais c’est un prisonnier modèle. Endossant des crimes qu’il n’a pas commis pour expier le souvenir du suicide de son père, policier corrompu, il fait également figure de guérisseur mystique et recueille les confessions de ses codétenus. Un jour, l’une d’elles va tirer Sonny de sa quiétude opiacée. On lui aurait menti toute sa vie, la mort de son père n’aurait rien d’un suicide… Il parvient alors à s’évader de prison et, tout en cherchant une forme de rédemption, va se livrer à une vengeance implacable. Errant dans les bas-fonds d’Oslo, en proie aux démons du ressentiment et du manque, il entend bien faire payer ceux qui ont trahi son père et détruit son existence. Quel qu’en soit le prix.

Avis

Je n’ai pas vraiment l’habitude de lire des polars. C’est un style que je ne maîtrise pas du tout, dont je n’apprécie pas forcément le rythme et les intrigues. Je n’arrive pas vraiment à m’évader en lisant des histoires de meurtres, pour caricaturer. Ce livre est arrivé dans ma PAL sous la forme d’un don. J’ai été attiré par cette histoire de croisade vengeresse et par le lieu de l’intrigue. C’est avec tout ce background que je me suis lancé dans Le Fils.

J’ai mis plus de temps qu’à l’accoutumé pour terminer cet ouvrage massif. Le livre est très bien découpé avec des chapitres équilibrés et laissant place à l’interprétation. L’histoire avance à pas de loup sans trop en dire et en liant les différentes vies qui peuplent ces pages. Justement, mon principal problème s’est trouvé dans ces « nombreuses vies ». J’ai eu quelques fois du mal à me rappeler de qui est qui et d’assimiler tous les personnages présentés. De plus, j’ai eu l’impression, parfois, de m’attarder sur un personnage qui au final n’était d’aucun intérêt et dont on aurait pu facilement se passer. J’ai comme l’impression que c’est une caractéristique des polars, des enquêtes policières : la multiplication des visages pour aiguiller le lecteur tout en l’éloignant de ses certitudes.

Au final j’ai terminé ce livre avec plaisir. J’ai aimé cette histoire forte teintée de vengeance et de rédemption. Le personnage de Sonny est fort et juste ce qui donne une double envie d’être et de ne pas être de son côté. Je ne vais certainement pas me replonger tout de suite dans un nouveau polar mais j’ai écarté quelques mauvais a priori grâce à cette lecture et cet auteur.

Epicure en Corrèze – Marcel Conche

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Date de parution : 2 juin 2016

Éditeur : Editions Gallimard ( collection Folio)

Nombre de pages : 192p.

Résumé

Marcel Conche a fait sienne la philosophie dépouillée d’Épicure : la voie du bonheur passe par la réalisation des désirs naturels et nécessaires, et le dédain des désirs vains. Alternant souvenirs d’enfance, chronique du monde paysan au début du XXe siècle, évocations de ses amours et réflexions philosophiques, il nous offre ici une lumineuse leçon de vie et de sagesse.

Mon avis !

Pour commencer, je tiens à remercier les Éditions Gallimard, à travers la collection Folio , pour ce livre qui a été une agréable découverte pour moi. Je remercie aussi le site Livraddict.com qui m’a permis de réaliser ce premier partenariat.

Je n’avais jamais lu d’ouvrage de Marcel Conche avant Épicure en Corrèze. J’ai été principalement attiré par l’aspect philosophique tout en étant ancré dans la réalité de la vie, la réalité d’un petit village de Corrèze. A première vue, j’avais la sensation de tomber sur un ouvrage de vulgarisation philosophique qui essaierait d’expliquer la pensée épicurienne agrémenté par des petites touches de ruralité. Finalement, ce livre ressemble à une auto-biographie sélective. L’auteur nous expose les moments de sa vie, de son enfance et de ses relations avec le monde extérieur tout en gardant un lien avec une certaine vision épicurienne des choses.

Pour ceux qui souhaite obtenir une description conceptuelle de la pensée du philosophe grec, il faut passer son chemin. Ici nous recevons par petites touches des clés de compréhension, des points de comparaison et des exemples concrets de ce à quoi peut ressembler une existence selon Épicure, de nos jours. C’est un angle intéressant sans être réellement transcendant.

Un autre grand philosophe reçoit, tout au long du livre, les faveur de l’auteur : Michel de Montaigne. Plusieurs passages des fameux Essais, sont disséminés ci et là pour créer un chemin de pensée, entre les univers, de ce dernier et d’Épicure, afin de former une philosophie propre à Marcel Conche. D’autres auteurs et philosophes classiques sont évoqués au cours des 177 pages de ce petit manifeste. C’est grâce à ce tout, que l’on se rend compte de la complexité intellectuelle qui anime l’auteur.

N’oublions pas les petites histoires de vie, les moments d’enfance, la communion avec la nature avec l’arbre comme totem d’une philosophie de la nature ainsi que les rencontres qui ont forgé notre homme et de petit livre dans un second temps.

Pour conclure, j’ai apprécié me plonger dans cette vie qui prend sa source dans les confins de la Corrèze. Peut être que je m’attendais, moi aussi, à plus de vulgarisation et un peu moins de récit autobiographique mais la lecture est restée riche et agréable.

Last hero Inuyashiki, tome 1 – Hiroya Oku

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Date de parution : 10 septembre 2015

Éditeur : Editions Ki-Oon

Nombre de pages : 224p.

Résumé

À 58 ans, Ichiro Inuyashiki est loin d’être un modèle pour ses enfants. Vieux avant l’âge, méprisé de tous, il a vécu toute sa vie en employé de bureau minable et n’a pour toute amie que sa chienne Hanako. Comme si cela ne suffisait pas, on lui diagnostique un cancer en phase terminale lors d’un examen de routine… C’en est trop pour le pauvre vieillard. Alors qu’il pleure de désespoir dans un parc en pleine nuit, une lumière aveuglante apparaît… et c’est l’impact !
À son réveil, étendu dans l’herbe, Inuyashiki n’est plus le même. Il a été transformé en cyborg surpuissant, libre de faire ce qu’il veut de ses nouveaux pouvoirs, le meilleur comme le pire. Et il n’est pas le seul dans ce cas…

Mon humble avis

N’étant pas un grand connaisseur de l’univers du manga, j’aime me balader entre les rayons et découvrir grâce au fruit du hasard des nouvelles œuvres. Il y a quelques temps, j’ai flashé sur la couverture de celui-ci Last Hero Inuyashiki. Sur cette seule, couverture, j’ai su que ce manga me plairait. Encore une fois, je ne suis pas un spécialiste mais j’apprécie cette lecture, j’aime ce changement de culture et cette évasion que provoque ces dessins toujours très soignés. Je dois bien avouer qu’il n’est pas resté longtemps sur mon étagère avant que je le commence..

Le premier coup d’œil rapide, en feuilletant les pages, m’a laissé entrevoir le genre de coups de crayon que j’apprécie particulièrement. Des traits clairs, réalistes et très détaillés. Le résumé parle d’un homme banal qui devient héros. Tout en ayant l’intrigue assez habituel des mangas, cet ouvrage semble traité de la société japonaise dans un plus grand ensemble. Et, je dois avouer, qu’avec la lecture de ce premier tome, je ressens déjà pointer la critique d’une société individualiste, basé sur le succès. Dès les premières pages, on oublie le côté « super-héro » qui nous a été vendu en résumé pour l’émotion que suscite ce personnage : Ichiro Inuyashiki. Un père de famille plus ou moins rejeté par ses enfants et menant une petite vie sans éclat. Évidemment la mise en place de l’histoire est très bien faite et prend tout ce tome 1. Je vais me jeter dès que possible sur le tome 2 de cette histoire qui m’a parfaitement retenu en haleine. Une très belle découverte, due au hasard et qui m’enthousiasme déjà.

Bad Ass, T3 « Who’s the boss? » – Herik Hanna

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Date de parution : 11 février 2015

Éditeur : Editions Delcourt

Nombre de pages : 96p.

Résumé

Au cours d’un braquage, un groupe de vilains nommé la B-Team kidnappe une des agents du SWARD, une agence d’espionnage. Biodherm (l’homme épine radioactif), Backdraft (le mauvais esprit du sexe nudiste) et Big One (le gorille monstrueux à la peau impénétrable) se réjouissent de faire les gros titres des journaux. Ils n’entendent pas un type s’introduire dans leur planque et les éliminer l’un après l’autre. Il s’agit du colonel Vieper S. Tielsen, plus connu pour ses hommes sous le nom de Boss. L’opération terminée, il s’apprête à repartir mais il est prévenu par un subalterne d’un gros problème. Il y a un peu plus d’une heure, le criminel Bad Ass a trouvé la mort à San Francisco transpercé par plus d’une soixantaine de balles. Jack Sparks œuvrait pour le compte du SWARD sans le savoir et réalisait différentes missions pour Vieper. Il s’agit donc d’une perte sérieuse pour le Boss qui se rend à la morgue pour confirmer l’identité du mort. C’est bel et bien Dead End mais pourquoi a t-il cette acné purulente qu’il n’a jamais eu par le passé ? Et comment a t-il pu mourir avec sa chance légendaire ?

Et alors ce tome 3 ?

Encore un tome bien bien lourd ! The Boss est un personnage incroyable et que dire de Backdraft (l’esprit du sexe nudiste) et des autres méchants de la B-Team. En bref, chaque perso est un plus non négligeable à l’histoire. On continue à en apprendre que l’intrigue globale et sur la continuité des événements. Maintenant, j’ai vraiment hâte de découvrir le dernier tome de cette histoire. Je suis juste un peu déçu par le manque de communication sur cette saga, quand une œuvre est bonne, quand un comics sort des sentiers battus des super-héros américains, quand un travail français est excellent ; il faut en parler et il faut en faire plus. Nous verrons avec la suite et fin quel sera l’accueil reçu.. Moi je n’en peu plus d’attendre !