Flora Banks – Emily Barr

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Date de parution : 1 mars 2017

Éditeur : Casterman

Nombre de pages : 369p.

 

Résumé

DIX – L’âge que j’avais quand mon cerveau s’est détraqué.

HUIT – Années de validité de mon passeport.

SIX – Le nombre de personnes qui me cherchent au Spitzberg, dans l’Arctique.

QUATRE – L’âge auquel j’ai rencontré ma meilleure amie. Je ne dois plus jamais l’appeler, ni lui envoyer de SMS.

DEUX – Deux cailloux noirs. L’un m’appartient, l’autre est à Drake. Je le rejoindrai, où qu’il soit.

UN – Un souvenir. C’est tout ce qu’il me reste.

FLORA BANKS : LE LIVRE QUE VOUS N’OUBLIEREZ JAMAIS.

 

Remerciements

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Casterman ainsi que Livraddict pour m’avoir donné la possibilité de découvrir l’histoire de Flora Banks en avant-première, c’est un plaisir et une fierté.

Mon avis

Il faut dire qu’avec un résumé comme celui-ci, on ne peut qu’avoir envie de se plonger dans ce roman aussi intriguant que mystérieux. Au niveau de la forme, j’ai apprécié la mise en page : aérée, claire et avec des paragraphes limpides. C’est un très bel objet culturel qui s’est retrouvé entre mes doigts.

Venons-en au cœur du sujet, c’est l’histoire de Flora Banks, une adolescente au prise avec un trouble important de la mémoire qui va essayer, tant bien que mal, de traverser cette épreuve pour découvrir ou redécouvrir la vie et le monde.  Je dois avouer qu’à la lecture des premiers chapitres je me suis dis : « je ne crois pas du tout que je sois la cible de ce livre » et cela avec une certaine déception.  Tout lecteur sait qu’il ne faut pas se laisser aller à ses a priori et j’ai continué ma lecture. Et quelle bonne idée j’ai eu là ! L’intrigue prend de l’ampleur et de la consistance au fil des pages au point que l’on ne sait plus quand s’arrêter. L’histoire, bien que revenant sans cesse en arrière, avance progressivement pour plonger le lecteur dans un univers s’élargissant et créant des liens logiques ici et là.

J’ai aimé parcourir le monde avec Flora bien que parfois elle puisse paraitre agaçante, un sentiment certainement créé par ces incessants retours en arrière mais qui au final sont le sel de l’histoire. Petit bémol sur les personnages secondaires qui sont un peu trop lisses à mon goût et qui n’apporte jamais grande chose à l’histoire. Comme on le dit quelquefois, le Diable est dans les détails et ici, pour Flora Banks, il faut regarder l’histoire dans son intégralité pour apprécier cette aventure.

Je reste donc sur une note positive avec ce livre qui, sans être exceptionnel, m’a permis de passer un très bon moment.

The irregular at magic high school, tome 1 : Enrôlement – Tsutomu Sato et Kana Ishida

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Date de parution : 27 octobre 2016

Éditeur : Ofelbe Editions 

Nombre de pages : 414p.

Résumé

En 2095, trente ans après l’intervention des magiciens qui mirent fin à la Troisième Guerre mondiale, la magie, autrefois fruit des mythes et légendes, est devenue une technologie courante tout comme les pouvoirs qu’elle procure.
Tatsuya Shiba et sa jeune soeur Miyuki ont tous deux rejoint la plus prestigieuse de toutes les écoles de magie, mais si l’un est relégué au rang des élèves les moins doués, l’autre est considérée comme un véritable prodige.
Alors qu’ils ne rêvent que d’une scolarité sans histoire, les conspirations et les menaces pesant sur l’académie les forceront à agir !

Remerciements

Je tiens à commencer cette chronique en remerciant chaleureusement Ofelbe Editions pour cet ouvrage reçu dans le cadre des partenariats Livraddict.

Et alors?

Je m’attendais à recevoir un manga à la vue de l’image de couverture. Quelle surprise à la réception de cet imposant livre qu’est The Irregular at Magic High School : Enrôlement. Mais quelle joie en même temps : autant de lecture à prévoir devant moi.

Je souhaite entrer directement dans le vif du sujet en parlant du contenu du livre. Nous nous retrouvons plonger dans un univers futuriste (en 2095) au Japon. La magie fait partie intégrante de la vie des habitants et nous faisons la connaissance d’élèves étudiant dans un lycée spécialisé dans l’apprentissage et le développement de leur capacité magique. Autant le dire de suite, l’univers créé par l’auteur est gigantesque et très impressionnant. La magie n’est pas seulement quelque chose de fantastique c’est aussi une réelle avancée sociétale et scientifique. Le sujet est traité de manière très intelligente et complexe. Peut être un peu trop complexe par moment… Nous recevons énormément d’information sur l’utilisation de la magie et sur les phénomènes liés au déclenchement d’une formule magique. Au début du livre, je relisais régulièrement les (longs!) passages détaillant les phénomènes magiques. A la fin du livre, je lisais plutôt en travers ces mêmes chapitres, malheureusement, un peu lassé par les longueurs.

Autre petit problème qui a entravé ma lecture, les dialogues. Parfois, les échanges étaient très confus, ne sachant plus qui parlait à qui etc… Disons simplement que ce n’était pas très « net » si je peux me permettre.

Enfin un mot sur les personnages, les deux principaux, frêre et sœur, sont assez insupportables. L’aîné, Tatsuya, à cause de son détachement constant ne laissant place à aucune nuance et Miyuki par son excès de politesse et d’amabilité (combien de « excusez-moi » dans le livre?). Heureusement que la fin de l’histoire transperce un peu leurs énormes carapaces pour laisser entrevoir quelque chose de plus sympa ! Les autres personnages sont tous un peu stéréotypés mais toujours plus nuancés que les premiers.

A noter qu’avec le livre, nous recevons une carte pour Wakanim. Elle permet de télécharger gratuitement les trois premiers épisodes de la série animée. J’ai sauté dessus dès la fin du livre pour voir les différences/ressemblances. L’histoire est plus simple à suivre en animé qu’à l’écrit…

Pour conclure, j’ai beaucoup aimé le monde qui a été créé et qui nous emporte directement. Malheureusement quelques petits défauts rendent la lecture moins fluide que ce à quoi je m’attendais. Je pense que je vais privilégié le visionnage de l’animé plutôt que la suite de la série en livre.

Les Grands – Sylvain Prudhomme

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Date de parution : 18 août 2016

Éditeur : Editions Folio

Nombre de pages : 247p.

 

Résumé

Guinée-Bissau, 2012. Guitariste d’un groupe fameux de la fin des années 1970, Couto vit désormais d’expédients. Alors qu’un coup d’État se prépare, il apprend la mort de Dulce, la chanteuse du groupe, qui fut aussi son premier amour. Le soir tombe sur la capitale, les rues bruissent, Couto marche, va de bar en terrasse, d’un ami à l’autre. Dans ses pensées trente ans défilent, souvenirs d’une femme aimée, de la guérilla contre les Portugais, mais aussi des années fastes d’un groupe qui joua aux quatre coins du monde une musique neuve, portée par l’élan et la fierté d’un pays. Au cœur de la ville où hommes et femmes continuent de s’affairer, indifférents aux premiers coups de feu qui éclatent, Couto et d’autres anciens du groupe ont rendez-vous : c’est soir de concert au Chiringuitó.

Remerciement

Je tiens à remercier les Editions Gallimard, à travers la collection Folio, pour ce livre, dans le cadre des partenariats Livraddict.

Mon avis

En lisant le résumé de ce livre, je ne savais pas vraiment quoi penser. Ce flou ambiant a été accentué à la lecture des premières pages. Les dialogues intégrés à la narration sans démarcation particulière donne à la fois un côté épuré à la lecture mais crée aussi un peu une certaine incompréhension au départ. Passé cela, je me suis laissé embarquer dans un voyage tout en douceur vers la Guinée-Bissau.

Nous nous retrouvons, donc, en 2012, en Guinée, dans une période de trouble politique et nous suivons une journée dans la vie de Couto, membre du Super Mama Djombo. L’intrigue est axée sur la mort de Dulce, chanteuse du groupe et ancienne amante de Couto. Une fois l’histoire installée, rapidement, nous avons la possibilité de suivre l’évolution des émotions et des sentiments de notre (anti) héros. Une journée de vagabondage que nous découvrons avec un rythme assez lent, parfois même trop lent. Le tout est ponctué de petits souvenirs sur cette période faste qu’était les années 70 pour le Mama Djombo. En soi, l’histoire est vraiment intéressante par son côté mélancolique et tristesse sans débordement.

Au niveau du style, j’ai ressenti une vraie maîtrise du sujet par l’auteur. C’est vraiment appréciable, il est possible de juste se laisser guider sur ce chemin. Tout est bien organisé, dans le déroulé du livre, on apprécie le changement qui s’opère au fil des heures pour Couto. Malgré tout cela, j’ai été un peu barbé par les longues litanies de notre personnage. Cela s’intègre dans le contexte mais ralenti considérablement mon envie de lire.

En cherchant un peu, j’ai remarqué que l’Afrique est un sujet récurrent dans l’oeuvre de Sylvain Prudhomme. Je dois avouer que je suis assez partagé quand à ma volonté de découvrir d’autre livre. Je reste sur ma faim avec cet ouvrage, je n’ai pas été suffisamment déplacé de mon confort pour en redemander.

Epicure en Corrèze – Marcel Conche

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Date de parution : 2 juin 2016

Éditeur : Editions Gallimard ( collection Folio)

Nombre de pages : 192p.

Résumé

Marcel Conche a fait sienne la philosophie dépouillée d’Épicure : la voie du bonheur passe par la réalisation des désirs naturels et nécessaires, et le dédain des désirs vains. Alternant souvenirs d’enfance, chronique du monde paysan au début du XXe siècle, évocations de ses amours et réflexions philosophiques, il nous offre ici une lumineuse leçon de vie et de sagesse.

Mon avis !

Pour commencer, je tiens à remercier les Éditions Gallimard, à travers la collection Folio , pour ce livre qui a été une agréable découverte pour moi. Je remercie aussi le site Livraddict.com qui m’a permis de réaliser ce premier partenariat.

Je n’avais jamais lu d’ouvrage de Marcel Conche avant Épicure en Corrèze. J’ai été principalement attiré par l’aspect philosophique tout en étant ancré dans la réalité de la vie, la réalité d’un petit village de Corrèze. A première vue, j’avais la sensation de tomber sur un ouvrage de vulgarisation philosophique qui essaierait d’expliquer la pensée épicurienne agrémenté par des petites touches de ruralité. Finalement, ce livre ressemble à une auto-biographie sélective. L’auteur nous expose les moments de sa vie, de son enfance et de ses relations avec le monde extérieur tout en gardant un lien avec une certaine vision épicurienne des choses.

Pour ceux qui souhaite obtenir une description conceptuelle de la pensée du philosophe grec, il faut passer son chemin. Ici nous recevons par petites touches des clés de compréhension, des points de comparaison et des exemples concrets de ce à quoi peut ressembler une existence selon Épicure, de nos jours. C’est un angle intéressant sans être réellement transcendant.

Un autre grand philosophe reçoit, tout au long du livre, les faveur de l’auteur : Michel de Montaigne. Plusieurs passages des fameux Essais, sont disséminés ci et là pour créer un chemin de pensée, entre les univers, de ce dernier et d’Épicure, afin de former une philosophie propre à Marcel Conche. D’autres auteurs et philosophes classiques sont évoqués au cours des 177 pages de ce petit manifeste. C’est grâce à ce tout, que l’on se rend compte de la complexité intellectuelle qui anime l’auteur.

N’oublions pas les petites histoires de vie, les moments d’enfance, la communion avec la nature avec l’arbre comme totem d’une philosophie de la nature ainsi que les rencontres qui ont forgé notre homme et de petit livre dans un second temps.

Pour conclure, j’ai apprécié me plonger dans cette vie qui prend sa source dans les confins de la Corrèze. Peut être que je m’attendais, moi aussi, à plus de vulgarisation et un peu moins de récit autobiographique mais la lecture est restée riche et agréable.