(FILM) L’idéal – Frédéric Beigbeder

Encore à l’affiche dans quelques cinémas en France, L’idéal de Frédéric Beigbeder, est la suite de 99 francs (Grasset, 2000). Oscar Parango, interprété dans le premier film par Jean Dujardin, prend les traits, ici, de Gaspard Proust. Sorti sur papier sous le titre Au secours pardon (Grasset, 2007), ce film est assez fidèle à la lecture d’origine. Il décrit avec malice les dérives de la société de consommation ou le profit et l’image donne bien plus de satisfaction à quiconque que des valeurs « conservatrices » telles que la famille, l’amitié ou la morale.

En effet, la morale ne fait vraiment pas parti du casting de ce long métrage. On sourit parfois, on rit rarement mais on se délecte de cette vision cynique poussée à son paroxysme. Beigbeder, à travers ses livres principalement et ses films maintenant, sait appuyé là ou il est sûr de faire mal ou du mois de faire réfléchir. Il nous montre, en exagérant (espérons-le), ce avec quoi notre vie quotidienne est bercée.

A la vue de ce film, qui ne sera certainement pas un « carton » d’entrée, les plus téméraires auront envie de se replonger dans le livre et pourquoi pas dans les deux livres (avec 99 francs) et pourquoi pas dans la bibliographie de cet auteur. Comme on dit souvent : qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Frédéric Beigbeder ne laisse pas indifférent… et c’est bien ça qui compte !

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Epicure en Corrèze – Marcel Conche

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Date de parution : 2 juin 2016

Éditeur : Editions Gallimard ( collection Folio)

Nombre de pages : 192p.

Résumé

Marcel Conche a fait sienne la philosophie dépouillée d’Épicure : la voie du bonheur passe par la réalisation des désirs naturels et nécessaires, et le dédain des désirs vains. Alternant souvenirs d’enfance, chronique du monde paysan au début du XXe siècle, évocations de ses amours et réflexions philosophiques, il nous offre ici une lumineuse leçon de vie et de sagesse.

Mon avis !

Pour commencer, je tiens à remercier les Éditions Gallimard, à travers la collection Folio , pour ce livre qui a été une agréable découverte pour moi. Je remercie aussi le site Livraddict.com qui m’a permis de réaliser ce premier partenariat.

Je n’avais jamais lu d’ouvrage de Marcel Conche avant Épicure en Corrèze. J’ai été principalement attiré par l’aspect philosophique tout en étant ancré dans la réalité de la vie, la réalité d’un petit village de Corrèze. A première vue, j’avais la sensation de tomber sur un ouvrage de vulgarisation philosophique qui essaierait d’expliquer la pensée épicurienne agrémenté par des petites touches de ruralité. Finalement, ce livre ressemble à une auto-biographie sélective. L’auteur nous expose les moments de sa vie, de son enfance et de ses relations avec le monde extérieur tout en gardant un lien avec une certaine vision épicurienne des choses.

Pour ceux qui souhaite obtenir une description conceptuelle de la pensée du philosophe grec, il faut passer son chemin. Ici nous recevons par petites touches des clés de compréhension, des points de comparaison et des exemples concrets de ce à quoi peut ressembler une existence selon Épicure, de nos jours. C’est un angle intéressant sans être réellement transcendant.

Un autre grand philosophe reçoit, tout au long du livre, les faveur de l’auteur : Michel de Montaigne. Plusieurs passages des fameux Essais, sont disséminés ci et là pour créer un chemin de pensée, entre les univers, de ce dernier et d’Épicure, afin de former une philosophie propre à Marcel Conche. D’autres auteurs et philosophes classiques sont évoqués au cours des 177 pages de ce petit manifeste. C’est grâce à ce tout, que l’on se rend compte de la complexité intellectuelle qui anime l’auteur.

N’oublions pas les petites histoires de vie, les moments d’enfance, la communion avec la nature avec l’arbre comme totem d’une philosophie de la nature ainsi que les rencontres qui ont forgé notre homme et de petit livre dans un second temps.

Pour conclure, j’ai apprécié me plonger dans cette vie qui prend sa source dans les confins de la Corrèze. Peut être que je m’attendais, moi aussi, à plus de vulgarisation et un peu moins de récit autobiographique mais la lecture est restée riche et agréable.

Last hero Inuyashiki, tome 1 – Hiroya Oku

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Date de parution : 10 septembre 2015

Éditeur : Editions Ki-Oon

Nombre de pages : 224p.

Résumé

À 58 ans, Ichiro Inuyashiki est loin d’être un modèle pour ses enfants. Vieux avant l’âge, méprisé de tous, il a vécu toute sa vie en employé de bureau minable et n’a pour toute amie que sa chienne Hanako. Comme si cela ne suffisait pas, on lui diagnostique un cancer en phase terminale lors d’un examen de routine… C’en est trop pour le pauvre vieillard. Alors qu’il pleure de désespoir dans un parc en pleine nuit, une lumière aveuglante apparaît… et c’est l’impact !
À son réveil, étendu dans l’herbe, Inuyashiki n’est plus le même. Il a été transformé en cyborg surpuissant, libre de faire ce qu’il veut de ses nouveaux pouvoirs, le meilleur comme le pire. Et il n’est pas le seul dans ce cas…

Mon humble avis

N’étant pas un grand connaisseur de l’univers du manga, j’aime me balader entre les rayons et découvrir grâce au fruit du hasard des nouvelles œuvres. Il y a quelques temps, j’ai flashé sur la couverture de celui-ci Last Hero Inuyashiki. Sur cette seule, couverture, j’ai su que ce manga me plairait. Encore une fois, je ne suis pas un spécialiste mais j’apprécie cette lecture, j’aime ce changement de culture et cette évasion que provoque ces dessins toujours très soignés. Je dois bien avouer qu’il n’est pas resté longtemps sur mon étagère avant que je le commence..

Le premier coup d’œil rapide, en feuilletant les pages, m’a laissé entrevoir le genre de coups de crayon que j’apprécie particulièrement. Des traits clairs, réalistes et très détaillés. Le résumé parle d’un homme banal qui devient héros. Tout en ayant l’intrigue assez habituel des mangas, cet ouvrage semble traité de la société japonaise dans un plus grand ensemble. Et, je dois avouer, qu’avec la lecture de ce premier tome, je ressens déjà pointer la critique d’une société individualiste, basé sur le succès. Dès les premières pages, on oublie le côté « super-héro » qui nous a été vendu en résumé pour l’émotion que suscite ce personnage : Ichiro Inuyashiki. Un père de famille plus ou moins rejeté par ses enfants et menant une petite vie sans éclat. Évidemment la mise en place de l’histoire est très bien faite et prend tout ce tome 1. Je vais me jeter dès que possible sur le tome 2 de cette histoire qui m’a parfaitement retenu en haleine. Une très belle découverte, due au hasard et qui m’enthousiasme déjà.

Bad Ass, T3 « Who’s the boss? » – Herik Hanna

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Date de parution : 11 février 2015

Éditeur : Editions Delcourt

Nombre de pages : 96p.

Résumé

Au cours d’un braquage, un groupe de vilains nommé la B-Team kidnappe une des agents du SWARD, une agence d’espionnage. Biodherm (l’homme épine radioactif), Backdraft (le mauvais esprit du sexe nudiste) et Big One (le gorille monstrueux à la peau impénétrable) se réjouissent de faire les gros titres des journaux. Ils n’entendent pas un type s’introduire dans leur planque et les éliminer l’un après l’autre. Il s’agit du colonel Vieper S. Tielsen, plus connu pour ses hommes sous le nom de Boss. L’opération terminée, il s’apprête à repartir mais il est prévenu par un subalterne d’un gros problème. Il y a un peu plus d’une heure, le criminel Bad Ass a trouvé la mort à San Francisco transpercé par plus d’une soixantaine de balles. Jack Sparks œuvrait pour le compte du SWARD sans le savoir et réalisait différentes missions pour Vieper. Il s’agit donc d’une perte sérieuse pour le Boss qui se rend à la morgue pour confirmer l’identité du mort. C’est bel et bien Dead End mais pourquoi a t-il cette acné purulente qu’il n’a jamais eu par le passé ? Et comment a t-il pu mourir avec sa chance légendaire ?

Et alors ce tome 3 ?

Encore un tome bien bien lourd ! The Boss est un personnage incroyable et que dire de Backdraft (l’esprit du sexe nudiste) et des autres méchants de la B-Team. En bref, chaque perso est un plus non négligeable à l’histoire. On continue à en apprendre que l’intrigue globale et sur la continuité des événements. Maintenant, j’ai vraiment hâte de découvrir le dernier tome de cette histoire. Je suis juste un peu déçu par le manque de communication sur cette saga, quand une œuvre est bonne, quand un comics sort des sentiers battus des super-héros américains, quand un travail français est excellent ; il faut en parler et il faut en faire plus. Nous verrons avec la suite et fin quel sera l’accueil reçu.. Moi je n’en peu plus d’attendre !

Bad Ass, T2 « The Voice » – Herik Hanna

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Date de parution : 18 septembre 2013

Éditeur : Editions Delcourt

Nombre de pages : 96p.

Résumé

Sophie a le don de lire dans les pensées et de manipuler son entourage. La liste de ses victimes s’allonge un peu plus chaque jour. Prise en charge par un spécialiste surnommé Doctor Sirit, la jeune fille apprend à contrôler son pouvoir. À tel point que ses talents psychiques ne tardent pas à rivaliser avec ceux de son mentor. Malgré les efforts de celui-ci, Sophie reste toutefois… totalement dérangée.

Alors ce tome 2 ?

La série Bad Ass continue et continue d’une manière impressionnante. Toujours autant de sang, toujours autant de « méchants » en bouillis et une histoire qui continue à avancer petit à petit. The Voice, dans la début du comics, nous ferais presque oublier Dead End avant une retrouvaille vraiment savoureuse. On sent que la série monte en puissance et ce n’est pas pour nous déplaire. L’univers complètement dérangé qui se met en place laisse supposer une suite toujours aussi savoureuse pour nos petits yeux.

Bad Ass, T1 « Dead End » – Herik Hanna

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Date de parution : 16 janvier 2013

Éditeur : Editions Delcourt

Nombre de pages : 91p.

Résumé

Assassin de l’un des chefs de la pègre locale et voleur d’une formidable somme en diamants, Dead End est désormais considéré comme l’ennemi public numéro 1 de Roman City… une ville protégée par l’implacable Black Snake. Vingt-cinq ans plus tôt, Dead End est encore le jeune et détesté Jack Parks, souffre-douleur de son lycée, jusqu’au moment où il décide de se venger de tous ceux qui l’ont malmené.

Alors ?

J’ai découvert ce premier tome de Bad Ass, il y a quelques temps au détour d’un article sur internet. Un comics à la française et qui plus est, très bien réussi. Comment ne pas se laisser tenter par une telle accroche. N’étant pas vraiment expert en la matière, je me suis lancé dans la lecture sans aucune attente.

Au premier coup d’œil, les dessins sont très beaux, assez fins et bien détaillés. Cela donne forcément envie de continuer et de s’immerger dans l’histoire qui est excellente. De nombreux personnages, des dialogues savoureux et une intrigue très adroite. J’ai aimé le fait d’arriver dans cette histoire qui n’est pas vraiment à son début et loin d’être à la fin… Cela demande un peu de réflexion pour comprendre et c’est tant mieux. Et que dire de Dead End… excellent !!!

Une bonne découverte et rendez-vous pour le tome 2 !

13 à table ! (2016)

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Date de parution : 4 novembre 2015

Éditeur : Editions Pocket

Nombre de pages : 282p.

Résumé

Les plus grands auteurs de la littérature contemporaine ont pris cette année encore leur plus belle plume pour vous concocter un délicieux recueil de nouvelles autour d’un thème : frère et sœur. 
Ceux qui s’aiment, ceux qui se détestent… Souvenirs d’enfance, vie commune, haine larvée ou avouée, à chacun sa recette. 
Douze fratries à découvrir sans modération.

Un peu plus…

Pour la deuxième année, l’association des Restos du Cœur avec le soutien des éditions Pocket, nous livre un petit recueil de nouvelle avec quelque uns de nos auteurs contemporains préférés. Quelque mois après sa sortie, je l’ai enfin acheté pour me lancer dans cette petite lecture qui a été, comme l’année dernière, un bon moment. De plus, comme il est écrit en préface grâce à ce livre c’est 1,4 millions de repas supplémentaires qui ont été distribués en 2014.

Françoise Bourdin avec Cent balles : j’ai envie de dire que c’est un bon choix pour entamer ce livre. Rien de bouleversant, un thème parfaitement respecté et une histoire bien écrite pour « mettre en bouche ».

Michel Bussi avec La seconde morte : une histoire très bien menée. Nous somme plongés dans cette nouvelle sur plusieurs années avant de comprendre que tout le monde se trompe, nous, lecteurs, les premiers.

Maxime Chattam avec Ceci est mon corps, ceci est mon péché : un des mes auteurs coup de cœur pour le précédent ouvrage et c’est toujours le cas pour celui-ci. Avec une nouvelle un peu plu longue que les autres, on sent que l’auteur prend du plaisir dans cet exercice et nous sommes enchaînés à cette histoire aussi prenant qu’incroyable.

Stéphane de Groodt avec Frère Coen : l’accident de parcours pour ce livre. Autant ses chroniques sont excellentes à la TV autant j’ai eu plus de mal à suivre à l’écrit. De plus, bien que respectant le thème, l’histoire, si il y’en a une, n’est pas du tout intéressante.

François d’Epenoux avec La Main sur le cœur : bien que partant d’une bonne intention, la nouvelle perd en saveur avec l’avancée des pages. Trop centré sur le personnage masculin et ne donnant aucune réelle substance aux autres personnages.

Karine Giebel avec Aleyna : poignante, un seul mot pour décrire cette superbe nouvelle. On vit et on ressent cette histoire à travers les yeux d’Aleyna et de son frère jumeau Aslan. La puissance des traditions, la force des actes : tel sont le résumé de cette superbe fable urbaine.

Douglas Kennedy avec Tu peux tout me dire : on ne peux pas se tromper sur l’auteur c’est du Douglas Kennedy. Sans rythme, juste de l’évocation. Encore une fois une histoire de non-dits familiaux qui m’a laissé un peu pantois.

Alexandra Lapierre avec Fils unique : une nouvelle trop tendre à mon goût notamment car l’intrigue est entendue d’avance. C’est un type de situation intéressante concernant le thème mais voilà… un peu insuffisant à mon humble avis.

Agnès Ledig avec Karen et moi : si le thème n’avait pas été ce qu’il est, cette petite « romance » aurait été parfaite. Malheureusement, la relation fraternelle bien que rattrapée au final est inexistante. Je suis très borné quand il est question de thème !

Nadine Monfils avec La robe bleue : je suis parti avec un très mauvais a priori pour finalement changé mon fusil d’épaule en 20 et quelques pages. Somptueuse histoire de sœur, sans en faire trop, qui m’a touché profondément. Mon histoire préférée et de loin.

Romain Puértolas avec Le Premier Rom sur la Lune : décevant ! Très déçu car j’ai apprécié le style de l’auteur mais j’ai vraiment pas adhéré à cette histoire qui enfonce des portes ouvertes sans aucune raison apparente. Dommage.

Bernard Werber avec Jumeaux, trop jumeaux : cette nouvelle qui clôture le livre est intéressante par son histoire incroyable mais un peu décousu. Avec un enchaînement très étrange des scènes, il semblerait qu’il manque un bout d’histoire.

Ou sont les femmes? (au bac L)

"Nous aimerions que les grandes écrivaines comme Marguerite Duras (photo), Mme  de Lafayette, Annie Ernaux, Marguerite Yourcenar, Nathalie Sarraute, Simone de Beauvoir, George Sand, Louise Labbé soient aussi régulièrement un objet d'étude pour nos élèves", souligne la pétition.

Bac : des quotas de femmes au programme de littérature ? Une pétition s’étonne de l’absence d’auteurs féminins au programme de littérature du bac L. Najat Vallaud-Belkacem souhaite y remédier. (Modifié le 13/05/2016 à 18:42 – Publié le 13/05/2016 à 06:42 | Le Point.fr)

Et voici une polémique de plus concernant notre très estimée épreuve du Baccalauréat. En effet, cette année, les étudiants de bac littéraire devront plancher sur plusieurs textes, mais aucun n’aura été écrit par une femme.

La question, selon moi, n’est pas de demandé une parité parfaite entre les auteurs hommes et femmes mais bel et bien de laisser une place à toutes ces femmes de lettres. On sait très bien que durant les siècles de littérature qui nous précèdent, les auteurs masculins ont très souvent attiré toute l’attention. Faut-il pour autant oublier les œuvres majeurs écrites par des femmes, les apports de cette littérature pour les droits de la Femme et plus généralement toutes ces grandes dames philosophes, poètes, conteuses… ?

Nous verrons bien l’année prochaine…

 

Faillir être flingué – Céline Minard

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Date de parution : Août 2013

Éditeur : Editions Rivages

Nombre de pages : 336p.

Prix Livre Inter 2014

Résumé

Western des origines, véritable épopée fondatrice, tantôt lyrique, dramatique ou burlesque, Faillir être flingué est d’abord une vibrante célébration des frontières mouvantes de l imaginaire. 
Un souffle parcourt l’espace inhospitalier des prairies vierges du Far-West, aux abords d’une ville naissante vers laquelle toutes les pistes convergent. C’est celui d’Eau-qui-court-sur-la plaine, une jeune Indienne dont tout le clan a été décimé, et qui, depuis, déploie ses talents de guérisseuse aussi bien au bénéfice des Blancs que des Indiens.
Elle rencontrera les frères Brad et Jeff traversant les grands espaces avec leur vieille mère mourante dans un chariot brinquebalant tiré par deux boeufs opiniâtres ; Gifford qui manque de mourir de la variole et qu’elle sauve in extremis ; Elie poursuivi par Bird Boisverd dont il a dérobé la monture, Arcadia, la musicienne itinérante, qui s’est fait voler son archet par la bande de Quibble. Et tant d autres personnages, dont les destins singuliers, tels les fils entretissés d’une même pelote multicolore, composent une fresque sauvage où le mythe de l’Ouest américain, revisité avec audace et brio, s’offre comme un espace de partage encore poreux, ouvert à tous les trafics, à tous les transits, à toutes les itinérances.

Mon avis

Un peu comme souvent, j’ai commencé à lire sans vraiment savoir dans quoi je m’engageais. En général j’apprécie les histoires traitant du Far-West, des plaines américaines et des loups solitaires. Donc pourquoi pas celui-ci… autant le dire de suite, je n’ai pas terminé le livre !

Dès le début, j’ai été un peu décontenancé par la liaison entre les chapitres. Je commençais à m’approprier le cheminement d’un personnage que déjà je devais recommencer à 0 pour un autre. Cela peu paraître un peu enfantin, mais il y a trop de personnages pour moi. Je n’arrivais pas à me concentrer sur ce que je lisais tant je me sentais obligé de faire un bilan sur chaque protagoniste avant de continuer ma progression.

J’ai essayé de m’accrocher le plus possible grâce, notamment, à de sympathiques passages mêlant action et solitude dans les plaines arides. Mais rien à faire je n’ai décidément rien trouvé d’amusant, d’intéressant ou de prenant dans cette série d’histoire. Il faut dire que les longueurs dans certains chapitres n’aident vraiment pas à donner un côté légèrement plus dynamique à la lecture.

Je déteste ne pas finir les livres, cela m’arrive très rarement. Je n’oserais jamais remettre en cause la qualité du livre, je n’ai juste pas été accroché et voilà.

Découverte inopinée d’un vrai métier – Stefan Zweig

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Date de parution : 29 janvier 2015

Éditeur : Editions Folio

Nombre de pages : 128p.

Résumé

Attablé dans un café parisien, un écrivain voit son attention attirée par un curieux spectacle : tout en se mêlant adroitement au flot des passants, un étrange individu semble faire les cent pas devant la terrasse du café. Policier en civil? Détective en mission secrète? Soudain c’est l’évidence, l’énergumène est pickpocket, «vrai métier» ardu et risqué… qui réserve bien des surprises à cet écrivain très observateur.

Deux nouvelles loufoques et poignantes, pour découvrir dans un registre inattendu un des plus grands écrivains de langue allemande du XXe siècle.

Et ce petit Zweig alors ?

Dans le cadre du challenge Bibliographie Complète sur le site Livraddict, j’ai choisi cet auteur incroyable, ce biographe poétique, ce maître de l’observation qu’est Stefan Zweig. Ce petit livre, avec ces deux nouvelles, n’est pas le plus connu de son œuvre mais a le mérite d’être une petite bulle de légèreté dans cette bibliographie gargantuesque.

La première nouvelle, la principale du livre, nous place dans les pas d’un écrivain observant les faits et gestes d’un pickpocket. Il en vient à nous faire apprécier ce personnage, ce petit voleur de pacotille errant dans les rues à la recherche de son larcin. Concernant le style, c’est du Zweig à 100%. N’hésitant pas à en rajouter dans la narration, à nous donner une foule de petit détail qui mis bout à bout crée cette histoire. J’aime cette complicité dans la simplicité d’une situation.

La seconde nouvelle prend la forme d’une lettre. Une femme écrit à une amie pour expliquer une formidable rencontre. Le reste se doit d’être découvert en lisant. Cette dernière est plus simple, plus courte mais avec encore et toujours une finesse dans la chute.

Cet auteur fétiche à mes yeux est rarement décevant et ce n’est pas sur ces quelques pages que mon admiration pour ce grand homme changera.